L’événement de la semaine est l’attaque de l’Iran par les USA et Israël avec une riposte de la République Islamique d’Iran sur plusieurs pays du Golfe et un embrasement de la région.
Conséquence directe, le prix du baril de pétrole s’est envolé, avec un baril de WTI en hausse de 35,6% sur la semaine, le WTI termine ainsi la semaine à plus de 90 dollars le baril et dépasse même largement les 100 dollars ce week-end.
L’indice de volatilité Vix, autrement appelé indice de la peur, a bondi de 48% sur la semaine à 29,5.
Les taux à 10 ans US se sont tendus avec un 10 ans US à 4,13% contre 3,96% en fin de semaine précédente.
Le dollar reprend son rôle de monnaie refuge avec un euro qui perd 1,66% contre dollar sur la semaine.
Les valeurs européennes sont fortement impactées tandis que les grandes valeurs US se distinguent avec une baisse modérée des indices et un rebond notable des valeurs du software, malmenées ces dernières semaines par le narratif IA. A noter, les valeurs coréennes, à la fête en janvier et février, corrigent fortement.
De son côté la Chine a fixé ses projections de croissance pour cette année entre 4,5 et 5%, annonçant ainsi accepter un rythme de croissance sous les 5% atteints l’année dernière.
Sur la semaine, le CAC 40 baisse lourdement de 6,8%, l’indice S&P 500 se replie de 2% et le Nasdaq de 1,2%.
USA
L’économie américaine perd 92 000 postes en février contre une prévision de 58 000 créations. Le taux de chômage progresse à 4,4% contre 4,3% en février.
L’indice PMI ISM non manufacturier ressort à 56,1 contre 53,5 attendus.
Europe
L’indice PMI composite de la zone euro progresse à 51,9 en février contre 51,3 en janvier au plus haut sur trois mois.
Sociétés
Aux USA, publications au-dessus des attentes pour Broadcom, Costco et Ross Stores.
En Europe, publications au-dessus des attentes pour Dassault Aviation et Thales. Spie affiche des résultats en ligne avec les attentes. On holding affiche des résultats contrastés avec notamment des ventes en zone Amérique légèrement sous les attentes et une projection sous les attentes.
En Amérique Latine, résultats contrastés pour Embraer avec un chiffre d’affaires qui atteint un niveau record mais une rentabilité qui recule nettement.
A venir
Les marchés vont continuer à être chahutés. Alors que le conflit fait rage, la question centrale des prochains jours est la résolution ou non à court terme du conflit et l’impact du conflit sur l’activité et l’inflation. Nous surveillerons ainsi de près la réouverture potentielle du détroit d’Ormuz et son impact sur l’évolution du prix du pétrole.
La Fed se retrouve confrontée à une détérioration potentielle de l’activité qui pourrait la mener à une nouvelle baisse des taux lors de sa réunion du 17 mars prochain. L’institution est toutefois sous contrainte de prix du pétrole plus élevés qui inquiètent sur le front de l’inflation et pourraient pour le coup l’inciter à passer son tour.
Des chiffres d’inflation (CPI) US sont attendus mercredi et l’indice d’inflation PCE sortira quant à lui vendredi. L’évolution de ces indices donneront des indications précieuses après des données récentes divergentes. Le dernier indice CPI a montré une inflation se tassant à 2,4% tandis qui le dernier indice PCE a laissé ressortir un taux en hausse à 2,9%.
Dans le repli général de la semaine passée, notre fonds Athymis Industrie 4.0 sort du lot et résiste en relatif, la part importante de valeurs de la défense progressant nettement sur la semaine et l’appréciation du dollar permettant de limiter la baisse.
Il nous semble exclu de sonner le clairon de la retraite et de la désensibilisation des allocations, les récentes résolutions de crises ayant mené à de forts rebonds. Il est aussi selon un peu tôt pour inviter à se repositionner massivement sur les actions compte tenu des incertitudes en cours.
Nous ajustons nos expositions dans les fonds sans perdre en vue la traction à moyen terme des thématiques sous-jacentes… Pour citer un standard du jargon du métier de gérant, il y a de nombreuses « portes de saloon » à prendre dans ces crises, évitons-les !